Un des principes de base de la toxicologie est que la dose détermine le risque. Une dose élevée d'aluminium dans l'organisme est toxique pour l'homme, avec tous les risques pour la santé que cela comporte. Mais des recherches récentes montrent que l'absorption d'aluminium via les cosmétiques et la peau est négligeable. L’utilisation d’aluminium dans les cosmétiques s’avère parfaitement sûre. L’apport d’aluminium par voie cutanée est négligeable par rapport à d'autres sources majeures d'absorption telles que notre alimentation.
L'aluminium est un composant de certains produits cosmétiques, principalement des produits dits « antiperspirants » qui ralentissent la transpiration. Lorsqu'elles sont exposées à l'aluminium, les glandes sudoripares se contractent, arrêtant littéralement la transpiration. Les produits antiperspirants à base de sels d'aluminium ont prouvé à maintes reprises leur efficacité contre la sécrétion excessive de sueur.
L’aluminium peut être toxique lorsqu'il pénètre dans l'organisme à fortes doses. Mais comme pour toutes les substances, le dosage et l'exposition sont essentiels pour déterminer le risque (même l'eau est potentiellement mortelle lorsqu'elle est consommée en excès).

Des études très récentes confirment que l'absorption d'aluminium via les produits antiperspirants - et donc par la peau - est négligeable. En raison des caractéristiques moléculaires des composés d'aluminium, la pénétration dans la peau est extrêmement faible. Des produits quotidiens tels que les épinards, les fruits, le cacao et même l'eau du robinet introduisent beaucoup plus d'aluminium dans l'organisme que les antiperspirants le font à travers la peau !
Conclusion : dans des conditions normales d'utilisation, les produits cosmétiques n'augmentent pas de manière significative la charge de l'organisme en aluminium provenant d'autres sources (comme les aliments). Ces observations sont confirmées tant par le CSSC* (Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs) européen que par le BfR* (Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques), deux autorités en matière d'évaluation des risques.