L'ONG Women in Europe for a Common Future (WECF) a étudié la composition de cosmétiques pour bébé vendus dans les pharmacies, parapharmacies, supermarchés et magasins biologiques en France. Sur la base des études scientifiques et des évaluations des autorités sanitaires de l'Union européenne (comité scientifique pour la sécurité des consommateurs, SCCS) et française (Agence nationale de sécurité du médicament, ANSM), cette ONG a classé les ingrédients qui composent ces produits selon trois catégories: "risque élevé", "risque modéré" et "risque faible ou non identifié".
D'autre part, UFC Que choisir? dénonce l'utilisation de substances potentiellement toxiques dans les cosmétiques.
Des produits sûrs et sous « haute surveillance »
La réglementation qui régule la mise sur le marché des cosmétiques est très stricte en matière de sécurité. Tous les ingrédients mis en œuvre dans les cosmétiques et autorisés par cette réglementation font l’objet de tests toxicologiques sévères qui peuvent s’apparenter à de véritables scénarios catastrophes. Les tests toxicologiques appliqués, en matière d’évaluation des doses « sans effet nocif », sont renforcés d’un facteur de sécurité au minimum égal à 100 (et souvent plus) pour évaluer la dose autorisée pour la formulation des cosmétiques. De plus, l'évaluation des produits cosmétiques destinés aux enfants de moins de trois ans fait l’objet de lignes directrices précises. Les marges de sécurités sont énormes, il s’agit de l’application du principe de précaution.
Ce dispositif est efficace. Soyons lucide et analysons le marché : grâce à cette réglementation, l’industrie cosmétique n’a plus connu de crise sanitaire depuis 40 ans ! Et ce, à raison d’une utilisation moyenne, en Europe, de 18 grammes de cosmétique par jour et par personne.
Un procédé aberrant.
WECF crée une échelle de dangerosité pour des substances autorisées dont l’innocuité est prouvée aux concentrations admises ! Elle établit un potentiel de risque pour des substances dont les concentrations autorisées sont celles qui minimalisent le risque. Il s’agit de pure démagogie. Le procédé est aberrant. Si les autorités sanitaires de l’Union européenne réexaminent sans cesse les données toxicologiques des ingrédients utilisés en cosmétiques, et émettent des recommandations, c’est pour tirer profit des connaissances les plus pointues et, à chaque fois, augmenter la sécurité des consommateurs. N'en déplaise à UFC Que choisie?, toutes les substances utilisées dans toutes les formulations de produits de consommation sont "potentiellement dangereuses". Tout est dans la nuance. En aucun cas, ni la réglementation ni les autorités sanitaires n’autorisent la mise sur le marché de produits contenant des ingrédients « à risque élevé » ou « modéré » ou "toxiques". Et ce d’autant plus qu’ils sont susceptibles d’être utilisés dans des produits pour enfants. Lorsqu'un risque est avéré, la substance est interdite.
Ces mises à jour régulières font de la règlementation européenne en matière de cosmétique la référence pour tous les autres pays du globe !
S'il est bon de remettre en cause constamment les vérités scientifiques, nuance et pertinence doivent rester au coeur du débat. Ici, par la simplification outrancière de son propos, UFC que choisir? sort de l'acceptable.
Les produits cosmétiques mis sur le marché européen sont sans risque.
Outre la protection offerte par une réglementation sévère, les produits cosmétiques et en particulier ceux destinés aux bébés bénéficient d’une attention particulière des professionnels du secteur. Ils établissent les formulations qui tiennent compte des spécificités des peaux (bébé / adulte) et appliquent de manière rigoureuse le principe de précaution.
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Frédérick Warzée - Porte-parole - fwarzee@detic.be - 02 238 98 39